dimanche 14 janvier 2007

Au théâtre ce soir

Une pièce de Paul Claudel, vue hier au Vingtième Théâtre (au passage, c'est une très belle salle, moderne et confortable) sur invitation via billetreduc.com.

Les premières 20mn, j'ai pas vraiment accroché. Difficile de rentrer dans la pièce : la langue -bien que très belle- n'est pas contemporaine, les dialogues légèrement déclamés. La douleur exprimée par une des comédiennes (Marthe) me semblait surfaite. Et puis subitement, un petit miracle à mon échelle : je me suis rendu compte qu'un des acteurs (Lain) était en train de pleurer. A partir de là, raz de marée, j'ai été englouti par la pièce. Oubliée la langue, oubliée la mise en scène : j'ai eu mal en même temps que les acteurs et je ne me suis réveillé qu'au tombé de rideau. Raf, mon copain de sorties, n'a pas eu cette chance. En tous cas, nous avons tous deux aimé le décor épuré et les jeux de lumière splendides.

Je vous conseille d'aller vous faire une opinion pour pas bien cher (il doit rester des invitations pour la fin de la semaine prochaine sur billetreduc).

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Raf, le copain de sorties, n'a pas aimé.
Le texte surtout, désuet dans l'expression, on dirait du médieval: "Ooôoh Lain, mon mari, que n'eus-je su l'affront...". Et la construction en forme de longues tirades, pas vraiment de dialogues. Du coup la mise en scène est statique. Les comédiens bougent peu, reste planté là pendant que celui qui a le jeton déclame son monologue.
Les acteurs ont un peu de mal à rentrer dans le jeu, mais on ne leur jettera pas la pierre, ce texte est trèèèès difficile.